Livres

2021

Justice in the Workplace. Overcoming Ethical Dilemmas

This timely book explores new social justice challenges in the workplace. Adopting a long-term perspective, it focuses on value conflicts, or ethical dilemmas, in contemporary organisations. Matthieu de Nanteuil holds a strong and original position in this regard. The problem is not so much the existence of value conflicts: it is more the fact that the actors do not have a frame of justice that allows them to overcome these conflicts without renouncing their deeply held values.

However – and this is crucial – these frames of justice are plural. The book proposes tangible solutions, based around four frames of justice: ethics of discussion, negotiation, development and recognition. It offers a systematic review of their strengths and weaknesses as applied to the workplace. The author translates them to real life situations through a range of case studies, demonstrating practical outcomes applicable to the day-to-day working environment and highlighting that there is no one universal approach.

Original and engaging, this book will be of interest to scholars of workplace ethics, labour policy, sociology of work and social theory. It will also be a key resource for HRM policy makers, trade unionists and managers dealing with human issues in the organisation.

Matthieu de Nanteuil

Edward Elgar Publishing (EEP)

 

2021

La violence du droit. Regards croisés sur Walter Benjamin

Cet ouvrage collectif, dirigé par Philippe Coppens et Matthieu de Nanteuil, est consacré à l’analyse des rapports entre le droit et la violence. Son point de départ est le texte de Walter Benjamin « Kritik der Gewalt »,  paru en Allemagne en 1921. Sa traduction française est « Critique de la Violence ».

Le mot allemand « Gewalt » a un double sens qui permet de comprendre de manière assez intuitive le projet de Benjamin. Car il signifie à la fois le « pouvoir », l’« autorité », mais également la « violence ». Et la « Kritik der Gewalt » est effectivement une critique de la violence du droit.

Les juristes croient volontiers que le droit possède la capacité de transformer l’usage de la force en exercice légitime de l’autorité. L’action du droit est généralement pensée comme une recherche continue du bien commun dont l’une des expressions serait l’Etat de droit. Au fond, le droit serait le passage nécessaire vers la paix.

Or ce n’est pas du tout la conception défendue par Benjamin. Il nous rappelle au contraire que, si le droit est toujours né du conflit, il ne pourra jamais le dépasser. Qu’il l’entretient même plutôt qu’il ne l’apaise. Qu’il le fait sans cesse renaître dans sa volonté de domination par les normes. Loin de contribuer à la construction de la paix, le droit ne pourrait que voiler la violence qui le constitue. La violence serait donc, en réalité, son mode d’existence propre. Mais est-il possible de régler les affaires humaines en sortant du droit ? Et si oui, comment ?

Avec les contributions de : Mylène Botbol-Baum, Louis Carré, Philippe Coppens, Leopoldo Múnera Ruiz, Aymar Nyenyezi Bisoka, Matthieu de Nanteuil.

Philippe Coppens & Matthieu de Nanteuil (eds)

Larcier

 

2021

Achille Mbembe. Le devenir nègre du monde.

La tradition critique occidentale s’est pendant très longtemps privée d’une ressource essentielle pour penser et agir. Il s’agit de l’école afro-critique, une tradition critique développée par des auteurs et autrices africain.e.s et afro-descendant.e.s à partir de l’expérience coloniale, et aujourd’hui indispensable pour comprendre les formes contemporaines de violence, qu’elles soient liées à la globalisation, à l’autoritarisme, au néolibéralisme ou encore à la résurgence des extrémismes de tout genre. Ce livre collectif présente et travaille la pensée d’Achille Mbembe, un représentant majeur de l’école afro-critique. Une pensée qui cherche constamment à se défaire du piège identitaire mais ne sous-estime pas le désir d’ancrage et de territoire. Une pensée qui ne cesse de garder les yeux ouverts sur le futur, sans pour autant céder aux sirènes du pessimisme. Une pensée exigeante et libre, profondément originale, mélange d’éclats et d’opacité. Ce livre est une invitation à la rencontre et au dialogue, sur les traces de l’un des grands esprits de notre temps.

Avec les contributions de : Thierry Amougou, An Ansoms, Véronique Bragard, Emmanuel Debruyne, Ghaliya N. Djelloul, Pierre-Joseph Laurent, Matthieu de Nanteuil, Aymar Nyenyezi Bisoka, Thomas Périlleux, Emmanuelle Piccoli, P. Jérémie Piolat.

Aymar Nyenyezi Bisoka & Matthieu de Nanteuil (eds)

Presses Universitaires de Louvain (PUL)

 
 

2017

Travail et care comme expériences politiques. Penser la justice sociale à l’heure de la vulnérabilité.

Depuis plusieurs années, les réflexions sur le care ont insisté sur les rapports d’interdépendance qui lient les êtres humains. Le sens de la solidarité s’en est trouvé profondément modifié. L’enjeu ne serait plus de s’émanciper abstraitement de toute hétéronomie, mais d’assumer la finitude inhérente à l’existence humaine en cherchant à surmonter la part de soumission, de souffrance ou d’inégalité qui lui est liée.

Une telle approche est-elle destinée à se substituer aux formes de solidarité plus traditionnelles, héritées de décennies d’État social ? Devrait-on, plus largement, envisager le passage d’une société du travail à une société du soin ? Tout au contraire. Il s’agit d’articuler deux domaines que les études scientifiques ont eu tendance, jusqu’ici, à examiner de façon séparée.

En pratique, ces deux domaines éclairent les deux facettes de l’état de vulnérabilité global qui caractérise l’expérience de nos contemporains : la vulnérabilité sociale, qui se traduit par un affaiblissement des droits et des protections sociales ; la vulnérabilité existentielle, qui ouvre sur un consentement à la finitude.

Comment résister à l’une tout en assumant l’autre ? Peut-on renouveler nos conceptions de la justice sociale en combinant ces différentes perspectives ? Comment, plus largement, contribuer à intensifier les formes de solidarité interpersonnelle et relever les défis structurels du travail dans le capitalisme global ?

Telles sont les interrogations auxquelles, en s’intéressant aux migrant.e.s comme aux personnes atteintes de maladie mentale ou aux salarié.e.s des entreprises industrielles, les auteur.e.s de ce livre apportent une série de réponses plurielles, concrètes, argumentées.

Avec les contributions de : Mylène Botbol-Baum, Julien Charles, Lotte Damhuis, Emmanuel Declercq, Florence Degavre, Isabelle Ferreras, Jean-Louis Genard, Quentin Jouan, Laura Merla, Matthieu de Nanteuil, Florence Osty, Thomas Pongo, Natalie Rigaux.

Matthieu de Nanteuil & Laura Merla (eds)

Presses Universitaires de Louvain (PUL)

 
 

2016

Rendre justice au travail. Ethique et politique dans les organisations

Le travail est le grand oublié des théories de la justice sociale. Or, s’il y a bien un lieu où nous faisons l’expérience de l’injustice, c’est le travail. Comment en sommes-nous arrivés là ? 

Ce livre mène l’enquête et ouvre des perspectives. Après avoir reconstruit une histoire du rapport entre travail et valeurs, pointé les risques d’une simple « moralisation du capitalisme », il propose d’identifier quatre modèles de justice : éthique de la discussion, éthique du compromis, éthique du développement, éthique de la reconnaissance. 

Comment ces modèles permettent-ils d’affronter les injustices inhérentes à la vie professionnelle ? En quoi donnent-ils aux acteurs les moyens de surmonter les dilemmes, les conflits de valeur auxquels ils font face ? Qu’exigent-ils de chacun d’eux ? Plus largement, dans quelle mesure contribuent-ils à renouveler l’action politique – notamment syndicale – sur ces questions ?

Écrit de façon didactique, ce livre s’adresse à tous ceux qui voient dans le travail un lieu essentiel de formation du rapport aux autres et à soi, tous ceux qui, pour cette raison même, entendent relever le défi d’un travail plus juste.

Matthieu de Nanteuil

Presses Universitaires de France

 

2014

La vulnerabilidad del mundo. Democracias y violencias al tiempo de la globalizacion

El presente libro es el producto de la colaboración plurianual entre el Grupo de Investigación en Teorías Políticas Contemporáneas (Teopoco), de la Universidad Nacional de Colombia, y el Centro de Investigaciones Interdisciplinarias Democracia, Instituciones y Subjetividad, de la Universidad Católica de Lovaina (CriDIS/IACCHOS/ UCL).

Sus artículos y entrevistas pretenden presentar una reflexión amplia y variada sobre diversas situaciones de violencia en el mundo, mediante contribuciones de autores invitados que provienen de diferentes disciplinas (ciencias políticas, derecho, filosofía, historia, sociología y sicología). Su punto de partida es el interés compartido por un país como Colombia, donde la violencia ha adquirido características estructurales, a pesar de que haya sido analizada generalmente como una simple "disfuncionalidad".

Además, hemos ampliado el campo analítico a otros países de América Latina (México, Perú y Chile), a África (Túnez y Ruanda), al sudeste de Asia ya Europa, para tener una perspectiva más compleja, aunque no exhaustiva, sobre un fenómeno social que refleja la vulnerabilidad del mundo contemporáneo.

Con los articulos de: Raul Zelik, Andrés Felipe Mora Cortés, Claudia Giron, Angelica Nieto, Yolanda Rodriguez, Alfredo Gomez Muller, Marcela Ceballos Medina, Elizabeth Lira, Geoffrey Pleyers, Pascale Naveau, Juan-Manuel Echavarria, Etienne Balibar, Mohamed Nachi, Jean-Philippe Peemans, Pacifique Kabalisa, Marie-France Collard, Patrice Cannivez, Hugo Fazio Vengoa, Hernando Valencia Villa, Leopoldo Munera Ruiz, Matthieu de Nanteuil.

Leopoldo Munera Ruiz, Matthieu de Nanteuil (eds)

Universidad Nacional de Colombia

 
 

2014

Pour une économie de la confiance en Europe. La contribution de l'économie sociale et solidaire

 

For an Economy of Trust in Europe: The Contribution of the Social and Solidarity Economy

Bilingual Edition

 

La puissance des mutations conduit l’Europe à sortir du « prêt-à-penser » et réhabiliter les innombrables formes économiques hybrides qu’elle a jusqu’ici traitées comme dérogatoires par rapport au marché ou à l’Etat. Parmi elles, l’économie sociale et solidaire (ESS), qui compte plus de 14 millions de travailleurs dans l’Union européenne et couvre l’ensemble des Etats membres.

Le caractère atypique de l’ESS n’est pas une faiblesse mais un vecteur d’innovation et de redynamisation de l’espace public. C’est une condition essentielle pour rétablir la confiance dans les activités de production et de consommation. C’est aussi le reflet d’un mouvement de société, dont le pouls bat au rythme des transformations numériques, énergétiques ou démographiques. C’est enfin le gage d’une politique de la pluralité économique, portée par les citoyens au service de leur horizon collectif.

Il ne saurait y avoir d’approfondissement de la démocratie politique sans démocratisation de la sphère économique : tel est le pari, pratique et théorique, de ce numéro de l’Option de Confrontations Europe.

Publié de façon bilingue, découpé en quatre parties (« repères et éclairages », « débats et positions d’acteurs », « perspectives anthropologiques », « en guise d’envoi »), ce numéro est le fruit d’un dialogue intense entre théoriciens et praticiens de l’économie sociale et solidaire. Avec les contributions de : Nicole Alix, Jean-Louis Bancel, Jean-Claude Barbier, Bernard Bazillon, Hervé Bompard-Eidelman, Philippe Chabasse, Jacques Defourny, Pascale Delille, Bruno Drevet, Hugues Feltesse, Benoît Hamon, Jean-Louis Laville, Alain Lipietz, Jacques-François Marchandise, Matthieu de Nanteuil, Marthe Nyssens, Nathalie Parent, Arielle Pieroni-Garcia, Claire Roumet, Bastien Sibille, Frédéric Sultan, Emmanuel Verny.

Préface de Benoît Hamon

 

At the European level, the very magnitude of the current transformations means hat we must do away with ready-made solutions and rehabilitate the numerous hybrid economic forms considered until now derogatory vis-à-vis the State or the market. One such form is the social and solidary economy: it employs more than 14 million employees throughout the EU and is present in every Member State.

The atypical aspect of the social and solidary economy should not be perceived as a weakness, but as a prerequisite for setting up socio-economic innovations and renewing the democratic public space. It is an essential condition for re-establishing trust in productive and consumption activities. It is also the reflection of a major societal movement, whose pulse beats to the rhythm of digital, energy and demographic change. And it is the guarantee of a genuine policy of economic plurality, built up by citizens to serve their collective future.

Democratisation of the economic sphere is essential to increasing political democracy: such is the practical and theoretical challenge that this special edition of L’Option by Confrontations Europe aims to address.

Bilingual and divided into four parts ("pointers and explanations", "debates and standpoints", "anthropological perspectives", "as a way of conclusion"), this document is the result of intense dialogue between academics specialised in, and social actors of, the solidarity-based economy. Its authors are: Nicole Alix, Jean-Louis Bancel, Jean-Claude Barbier, Bernard Bazillon, Hervé Bompard-Eidelman, Philippe Chabasse, Jacques Defourny, Pascale Delille, Bruno Drevet, Hugues Feltesse, Benoît Hamon, Jean-Louis Laville, Alain Lipietz, Jacques-François Marchandise, Matthieu de Nanteuil, Marthe Nyssens, Nathalie Parent, Arielle Pieroni-Garcia, Claire Roumet, Bastien Sibille, Frédéric Sultan, and Emmanuel Verny.Bastien Sibille, Frédéric Sultan, Emmanuel Verny.

Preface from Benoît Hamon

Nicole Alix, Matthieu de Nanteuil (eds)

Confrontations Europe

 

2013

La vulnérabilité du monde. Démocraties et violences à l'heure de la globalisation

  

La chute du mur de Berlin ne comportait-elle pas la promesse d'une paix durable ? Ce livre analyse la perpétuation de violences de toutes sortes dans un monde dont le totalitarisme ne constitue plus la référence centrale.

À l'heure de la globalisation, il montre que ces violences relèvent de dynamiques hétérogènes : conflits armés, mais aussi arbitraire étatique, brutalités du capitalisme, exclusions physiques ou symboliques. Parallèlement, il souligne combien les sociétés résistent à de telles violences, en faisant usage du droit, des politiques publiques, des leviers socio-économiques, des pratiques artistiques.

Scandant les différentes parties du livre, trois études manifestent, photos à l'appui, la fonction éthique et politique de l’art. En contrepoint de la barbarie, l’aspiration à la beauté déstabilise la rhétorique de l’oubli, favorise le travail critique et le retour sur soi.

Toute la force du livre tient dans le dévoilement de ces poussées contradictoires. Quelle en sera l’issue ? Nul ne le sait. Alors que les interdépendances techniques et économiques n’ont jamais été aussi fortes, notre monde est traversé par des divisions profondes. Le sens commun est en crise. Le projet démocratique y survivra-t-il ?

Fruit d’une collaboration pluriannuelle entre l’Université catholique de Louvain et l’Université nationale de Colombie, ce livre réunit les contributions de nombreux spécialistes à travers le monde, issus de disciplines variées (philosophie, droit, sciences politiques, histoire, sociologie, psychologie). Parti d’un intérêt croisé pour un pays – la Colombie – où la violence apparaît comme une caractéristique structurelle, mais qui dispose de l’une des constitutions démocratiques les plus avancées de la région, il étend son champ de préoccupations à l’Amérique latine (Mexique, Pérou, Chili), à l’Afrique (Tunisie, Rwanda), à l’Asie du Sud-Est et à l’Europe.

Avec les contributions de: Raul Zelik, Andrés Felipe Mora Cortés, Claudia Giron, Angelica Nieto, Yolanda Rodriguez, Alfredo Gomez Muller, Marcela Ceballos Medina, Elizabeth Lira, Geoffrey Pleyers, Pascale Naveau, Juan-Manuel Echavarria, Etienne Balibar, Mohamed Nachi, Jean-Philippe Peemans, Pacifique Kabalisa, Marie-France Collard, Patrice Cannivez, Hugo Fazio Vengoa, Hernando Valencia Villa, Leopoldo Munera Ruiz, Matthieu de Nanteuil.

Matthieu de Nanteuil, Leopoldo Munera Ruiz (eds)

PUL

 

2013

La democracia insensible. Economia y politica a prueba del cuerpo

 

En lo que va del siglo XXI, todo parece indicar que para Occidente la "cuestión del cuerpo" es un problema resuelto. A la liberación de los cuerpos propia de la generación del 68 le sucedieron las formas sensuales de la "pipolización" y la publicidad, del carisma de los dirigentes y de la creatividad permanente en el trabajo. Desde esta perspectiva, la tarea principal de nuestra época ha sido limitarse a un conjunto de arbitrajes técnicos y procesales, desligados de todo vínculo con el mundo sensible.

Lejos de satisfacerse con representaciones apresuradas, Matthieu de Nanteuil propone revisar las contradicciones de la economía y de la política modernas. Al observar las transformaciones del trabajo y los combates por la defensa de los derechos humanos, el profesor de Nanteuil indaga en los recodos de una gran fábrica de cierto liberalismo sin contrapartida y pone de manifiesto una violencia específica que comanda a todas las demás: la que considera a los seres humanos como una colección de seres abstractos, sin cuerpo ni rostro, desencarnados.

Este libro es una contribución mayor para la crítica social y para todos aquellos que se interesan hoy por pensar la vida en común. Justamente, la crítica social debe aprender a despojarse de su envoltura estrictamente intelectual y enriquecerse con las lecciones de la experiencia sensible. La vida, el sufrimiento, la atención o la indiferencia mutua, la vulnerabilidad a la cual nos destina la muerte, la memoria de los cuerpos desaparecidos, el deseo de ser reconocido en la singularidad de una identidad sexual... constituyen los fragmentos de un análisis global de la sociedad; un análisis que evoca la unidad indisociable de la razón y de la vida, y aboga por una nueva gramática de la emancipación.

 Prefacio de Leopoldo Munera Ruiz

2011

Perspectives critiques en management. Pour une gestion citoyenne

Depuis 2008, le capitalisme est entré dans une crise profonde mais les canons du management restent inchangés.

Ce livre entend prendre au sérieux cette contradiction, qui caractérise la civilisation occidentale à l'aube du XXIe siècle. Loin de tout propos désinvolte ou populiste, il effectue une plongée au coeur de la discipline du management, pour analyser ses responsabilités effectives et ses perspectives transformatrices. Il questionne ainsi la capacité des sciences de gestion à nourrir une distance critique à l'égard de leurs pratiques et de leurs théories, mais aussi à répondre de leurs choix devant des citoyen.ne.s de plus en plus écartelé.e.s entre obligations professionnelles, aléas économiques et désenchantement social. S'inscrivant dans la lignée des Critical Management Studies, cet ouvrage indique les conditions nécessaires à une telle entreprise, avec les incidences qui en découlent pour la recherche, la pratique et l'enseignement en gestion.

La première partie, « Fonder », pose les jalons épistémologiques et normatifs permettant d'articuler management et critique sociale; la deuxième partie, « Pratiquer », présente des recherches, menées dans une perspective critique, au sein des différents domaines de gestion : entrepreneuriat, gestion du changement, gestion internationale des ressources humaines, coaching, relations industrielles, etc.; la troisième partie, « Enseigner », partage les réflexions d'enseignant.e.s-chercheur.e.s qui étayent leurs formations sur une conscience critique du management.

Véritable plaidoyer en faveur d'une éthique de responsabilité, cet ouvrage s'adresse aux étudiant.e.s, aux enseignant.e.s-chercheur.e.s comme aux praticien.ne.s de la gestion mais aussi, plus largement, à toute personne souhaitant approfondir les liens entre management et société dans un contexte de crise.

Préface de Hugh Willmott

Avec les contributions de : Rachel Beaujolin-Bellet, Farid Ben Hassel, Didier Cazal, Robert Cobbaut, Matthieu de Nanteuil, Philippe de Woot, Pauline Fatien, Pierre-Yves Gomez, François Grima, Frank Janssen, Birgitt Kleymann, Evelyne Léonard, Jean Nizet, François Pichaut, Benoît Raveleau, Christophe Schmitt, Philippe Scieur, Laurent Taskin, Pierre Veltz.

Laurent Taskin et Matthieu de Nanteuil (eds)

De Boeck

2005

La société flexible. Travail, emploi, organisation en débat.

Le thème de la flexibilité du travail hante l’actualité sociale – française et européenne – depuis une quinzaine d’années, mêlant ruptures profondes et jugements à l’emporte-pièce. La société flexible est en marche, sans que l’on sache exactement vers où elle se dirige, qui elle emmène ou délaisse, quels sont ses ressorts et ses impasses.

La flexibilité semble une réponse à la rigidité taylorienne, à l’entrée dans une économie de la variété et de l’innovation. Elle ouvre de nouvelles perspectives en matière de compétitivité des firmes ou de conciliation travail/famille. Mais comment occulter sa face sombre, faite de rupture des liens sociaux, de marginalisation grandissante, d’angoisse face à l’incertitude érigée en norme ? Surtout, quelle peut être la réponse des politiques sur ces différentes questions, à l’écart de la langue de bois du pouvoir ou de la rhétorique experte ? N’est-il pas temps de repenser les liens entre Etat, marché et société civile ?

Pour la première fois, gestionnaires, psychologues, juristes, philosophes et sociologues acceptent de dépasser les canons disciplinaires pour dialoguer ensemble et proposer une véritable réflexion collective sur ce sujet difficile. En confrontant prises de distance et pistes d’actions concrètes, cet ouvrage décale les regards habituels. Ne privilégiant ni l’efficacité à courte vue, ni la dénonciation simpliste, il met l’accent sur la capacité d’une société démocratique à assurer son développement économique certes, mais surtout à orienter ce développement vers des finalités plus hautes, plus profondes.

Dépassant les raccourcis hâtifs, ce livre constitue un vigoureux appel en faveur d’un renforcement du débat démocratique sur l’un des thèmes les plus brûlants de ces dernières années. Livre de référence pour chercheuses et chercheurs de haut niveau, outil solide pour dirigeant.e.s et syndicalistes, support de réflexion pour citoyen.nes comme responsables politiques, il intéressera celles et ceux qui sont à la recherche d’une meilleure articulation entre gestion et société, en France comme en Europe.

Avec les contributions de :
Christian Arnsperger, Annie Cornet, John Cultiaux, Fabrice De Zanet,  Nathalie Delobbe,  Valérie Devos, Delphine Dion, Jean-Yves Kerbourc’h, Michel Lallement, Evelyne Léonard, Arnaud Mias,  Mohamed Nachi, Thomas Périlleux, Marie Schots, Laurent Taskin, Christian Vandenberghe, Marc Zune.

Assâd El Akremi & Matthieu de Nanteuil (eds)

Erès

 
 

2005

Eloge du compromis. Pour une nouvelle pratique démocratique

Dans le paysage intellectuel français, ce livre pourrait passer pour une provocation. Dans un contexte international, il ne fait que reprendre et approfondir ce que d'autres pays - à commencer par la Belgique - développent depuis longtemps : une certaine dose de pragmatisme politique, associée à une pratique assidue du pluralisme culturel, de la négociation collective, de la capacité à résoudre les différends.

La France a plus que d'autres incarné la hantise d'une politique coupée de ses idéaux. Là plus qu'ailleurs, le compromis y a été identifié à la compromission - le renoncement aux valeurs sur l'autel de l'arrangement. Hier stimulant, quand le politique rimait avec l'identité nationale, ce modèle est aujourd'hui dépassé. Ailleurs, le compromis est une pratique inscrite dans les mœurs et les institutions depuis des siècles. Cette situation a des qualités indéniables, mais n'est pas sans risque : à force de chercher des compromis coûte que coûte, elle peut aussi conduire à plaquer les valeurs sur de simples calculs d'intérêt, réduire le compromis au marchandage. Le contre-exemple belge en est l'illustration même.

Le compromis serait-il le mal-aimé de la démocratie ? Ou son révélateur le plus puissant ? Loin de refuser les difficultés du moment, des philosophes, sociologues et politologues ont choisi de prendre le sujet à bras le corps. Au total s'esquisse un éloge, non un panégyrique. Un éloge qui voudrait mettre l'accent sur ce qui conditionne l'entente commune : la recherche de l'accord, l'insistance sur les médiations, la supériorité de la discussion rationnelle sur toute forme de repli ou de renoncement. Mais à condition d'en prendre l'exacte mesure : en démocratie, cette volonté est indissociable de la critique. Un éloge donc, en forme d'appel à la circulation des idées.

Avec les contributions de : Dominique Leydet, Pierre Livet, Jacques Hoarau, Olgierd Kuty, Danielle Linhart, Olivier Granier, Cécile Guillaume, Florence Osty, Christian Thuderoz, Michel Lallement, Olivier Giraud, Mohamed Nachi, Matthieu de Nanteuil.

Mohamed Nachi, Matthieu de Nanteuil (eds)

Academica-Bruylant

2000

Flexibility and Working Conditions in the European Union

Flexibility raises many new risks and challenges. and its widespread take-up underlines the growing importance of working conditions issues. This report explores the impact of flexibility on working conditions and the resultant health and social effects on workers engaged in this kind of work. The report examines potential tools for improving the overall health of workers and recommends that social partners at national and European level adopt a holistic approach in the negotiation and implementation of improvements to working conditions.

Anneke Goudswaard & Matthieu de Nanteuil (eds)

European Foundation for the Improvement of Living and Working Conditions

 
 

1998

La participation des salariés aux changements du travail. Une contribution au dialogue social.

Cercles de qualité, groupes d'expression, groupes de projet... La participation des salariés demeure une préoccupation forte dans l'entreprise. Dans un contexte économique et social marqué par la réduction du temps de travail, le renouveau du débat sur la gestion des compétences, la volonté d'un nombre croissant de dirigeants d'améliorer conjointement compétitivité et conditions de travail et de vie, les démarches visant à associer les salariés et leurs représentants aux projets de changement de l'entreprise revêtent des enjeux d'une importance nouvelle.

Ces démarches sont porteuses d'effets positifs, mais les résultats ne sont pas donnés d'avance : ils dépendent des méthodes retenues et des formes de participation plus ou moins pragmatiques, volontaires et rigoureuses. Quelles sont les conditions réelles d'information, d'écoute, de reconnaissance du rôle de tous au fil des projets ? Comment les conditions de réalisation du travail prennent-elles place au cœur des débats ? Comment la participation contribue-t-elle à enrichir le dialogue social dans l'entreprise jusqu'à favoriser la négociation collective par laquelle des intérêts convergents se construisent ?

Responsables de gestion des ressources humaines, responsables opérationnels, représentants des salariés, mais aussi intervenants externes : ce guide vous propose des points d'appui pour favoriser la participation des salariés à la conduite de changements. Ces repères sont issus de l'expérience d'intervention et d'étude de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (ANACT) et de son réseau d'Actions régionales.

Matthieu de Nanteuil (ed.)

National Agency for the Improvement of Working Conditions